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jeudi 19 décembre 2013

Les châteaux, c'est beau!!!

Aujourd'hui,en ce dimanche, il faisait beau
et quand il fait beau, on a envie d'être en haut!!!

C'est avec ces deux magnifiques alexandrins et d'une rime pauvre (à moins qu'il ne s'agisse d'une pauvre rime!!!) que je mets en ligne les photos de mon dernier vol à bord de mon fidèle destrier en compagnie d'Alexandre,d'une collègue et de son fils.





Après quelques minutes de vol et l'arrivée travers Blois, et alors que nous admirons le château de Ménars sur notre gauche....


se dessine déjà au loin la première étape de notre petit tour : le majestueux château de Chambord...


Plus on se rapproche, plus le cadre devient grandiose :



Et que dire, quand quelques minutes de vol plus tard, on voit apparaitre ça :


Le non moins majestueux Château de Chenonceau enjambant fièrement le Cher


En résumé, un superbe vol d'1h45 où l'on en aura pris plein les mirettes et qu'il faudra renouveler à l'occasion...

lundi 17 juin 2013

J'adoooooore les îles!!!!

Depuis que je vole au départ d'Angers, je me suis découvert une petite fixation quant aux destinations de mes navigations en famille : je cherche systématiquement à aller me poser sur une île!!!
Si l'on se réfère aux cartes de navigations, la France métropolitaine compte 5 îles disposant d'un (au moins) aéroport
- Ouessant
- Belle Ile
- Ile d'Yeu
- Ile d'Oléron
- Corse

Sachant cela, l'idée de se poser au moins une fois sur toutes a germé de mon esprit fécond (ou malade selon certains).

Et donc après Oléron et Belle Ile en 2011, Alderney en 2012 (OK je triche c'est pas en France), en ce beau jour de mai 2013, décision est prise d'aller faire un petit tour sur l'Ile d'Yeu...

Voici donc la vidéo du vol aller, qui fut, je dois le dire, assez tranquille.
Donc, à l'attention de ceux qui pourraient être intéressés, je partage avec vous les échanges radio caractéristiques d'un vol tel que celui-ci.
- la clairance de roulage (0'21"), de pénétration (il n'est bien entendu pas question ici de bon de saillie, vous l'aurez compris) (0'35") et de décollage (0'57")
- le check-in (1'34") ainsi que le check-out (2'39") d'avec le SIV de Nantes,
- une info traffic (2'14"),
- le contact initial avec l'AFIS de l'Ile d'Yeu (3'00") un peu laborieux mais je vous laisse juger,
- l'atterrissage (4'29")...
 On notera une phraséologie pas très "catholique" par moment mais l'essentiel est d'être bien compris...



 Ne restent donc plus que Ouessant (1.5 hdv) et la Corse (beaucoup plus loin...).
A suivre...


vendredi 26 avril 2013

USA part1.

Mise à jour du 11/07/13
La vie étant faite de priorités à gérer, ce projet est annulé pour cette année.
Je recommence l'année prochaine...


Beaucoup de temps s'est écoulé depuis le dernier post sur ce blog.
Il est vrai que la météo plutôt maussade des derniers mois ne m'a pas laissé beaucoup d'opportunités pour "m'envoyer en l'air".
Je me suis donc consacré à la préparation d'un projet qui me trotte dans la tête depuis quelques temps, notamment grâce (ou à cause je ne saurais trop dire) à mes lectures des différents récits dont ce cher Vincent B. se fend à chacun de ses exploits réalisés outre-atlantique.


Une idée qui trotte, c'est bien, mais c'est quand même vachement plus sympa si elle se transformait en quelque chose de concret.
N'ayant pas de connaissances particulières sur les us et coutumes locaux autres que ce que j'ai pu voir sur pas mal de vidéos, j'ai donc décidé de partir deux semaines en Septembre 2013 à Los Angeles pour me familiariser avec le vol "made in US" et toutes ses particularités afin de préparer un vrai périple sur la côte ouest en 2014 et ainsi bénéficier de l'expérience acquise cette année.

 J'ai donc pris mon courage à deux mains, téléchargés tous les documents qui vont bien et me suis fendu d'un petit courrier à la célèbre Federal Aviation Administration (FAA) pour effectuer les premières démarches en vue de la reconnaissance par les autorités US de ma licence européenne...
Au passage, voici le lien sur le site de la DGAC où la procédure est expliquée :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/1-Validation-d-une-licence.html

Un bon mois passe et voici la réponse reçue il y a quelques jours :

Ça fait certes bien plaisir de voir les choses avancent, mais ce n'est que la toute première étape et sûrement la plus facile.
La préparation continue donc et le mois qui vient sera consacré au renouvellement de mon passeport, à la recherche d'un "club" pour louer l'avion que j'utiliserai là-bas, etc...

La suite, dans un prochain épisode...



samedi 29 septembre 2012

Facteurs Humain et prise de décision

On dit souvent que le sud est synonyme de beau temps, nous avons donc décidé de passer un weekend dans la belle ville de Bordeaux pour rendre visite aux parents mais également survoler le bassin d'Arcachon, qui est censé être magnifique vu des airs (il l'est déjà vu du sol cela dit...).

Notre route prévue nous fera passer par Thouars, Parthenay, Niort, Cognac, et Libourne avant d'arriver sur l'aérodrome de Bordeaux Léognan-Saucats.
En ce samedi matin, le temps est assez brumeux comme l'indique le Metar d'Angers lorsque nous arrivons sur la plateforme mais le TAF est assez optimiste pour la tranche 10h00-midi.

METAR  : LFJR 220700Z AUTO VRB01KT 3700 BR NSC 10/10 Q1017
TAF   : LFJR 220500Z 2206/2215 04005KT 2500 BR NSC TEMPO 2206/2207 0500 BCFG BECMG 2208/2210 CAVOK

Cela va donc nous laisser le temps de bien préparer l'avion, d'en faire le plein d'Avgas et aussi de le nettoyer, ce qui n'avait pas été fait par le pilote précédent...
 
Ceci étant dit, la visibilité étant devenue correcte aux alentours de 10h00, nous décidons de partir. Nous montons d'abord à 3000ft, mais je m’aperçois rapidement, en passant la Loire, qu'il va falloir descendre si l'on ne veut pas se retrouver en IMC, je m'établis donc à 2000ft.
Tout se passe bien jusqu'aux environs de Thouars (LFCT) où il faut se rendre à l'évidence, il va falloir encore descendre, direction les 1500ft, et devant, ça ne s'annonce pas meilleur, on passe d'ailleurs à 1000ft en arrivant vers Parthenay.
Commence donc à trainer dans un coin de ma tête l'idée d'un déroutement (plutôt un demi tour en l’occurrence) et j'en informe ma femme en lui indiquant que la situation se dégrade, que c'est encore gérable mais que si cela continue, il va falloir songer à rebrousser chemin, ce à quoi elle acquiesce.
Néanmoins, insidieusement, tout le processus psychologique inhérent à ce type de situation se met en place sous la forme d'un dialogue intérieur :
- ça s'arrange peut être un peu plus loin.... allons voir....
- tu vois bien que tu ne cesse de descendre depuis tout à l'heure, c'est un signe...
- oui mais quelle déception de devoir faire demi-tour, et les enfants qui se font une telle joie de voir leurs grand-parents, et puis j'ai pas vraiment envie de me faire 4h de route après une telle frustration...
- il serait quand même bien plus sûr de se poser quand même, tu n'es pas tout seul après tout...

Le temps que ce dialogue se termine, j'étais rentré dans un nuage sans même l'avoir vu venir... Après un petit moment de stress (intense), je me remémore mes leçons de VSV : les yeux rivés sur l'horizon artificiel, pas plus de 15° d'inclinaison, et demi-tour pour sortir du nuage. On surveille la vitesse de temps en temps.
Vraiment pas évident lorsque l'on n'est pas dans la tranquillité d'esprit de savoir l'instructeur à côté de soi prêt à rattraper la moindre erreur.
C'est donc un gros ouffff de soulagement que je pousse lorsque je retrouve une visibilité correcte, et cette fois-ci, plus de question à se poser, on déroute sur Thouars où nous nous poserons sans encontre 25 minutes plus tard.

En repensant à tout cela, deux sentiments se mélangent :
1- un sentiment d'échec car je me suis rendu compte que malgré les indices disponible (le plafond qui descend au fur et à mesure, le controlleur du SIV m'indiquant qu'à Poitiers, ils étaient en "base instrumentale", comme il disait), malgré les bonnes résolutions dont je me suis toujours targué les jours de CAVOK ("de toute façon, le jour où ça s'avèrera nécessaire, je saurai prendre la décision de me dérouter, je suis pas un de ces tarés d'inconscients moi!!!"), je n'ai pas été capable de prendre la décision de me poser plus tôt et qu'il ait fallu attendre une alerte somme toute assez sérieuse pour que la sagesse l'emporte...
De plus, je pense avoir eu un stress plutôt communicatif lors de cet évènement, ce qui n'est jamais bon...

2- un sentiment de satisfaction d'avoir su réagir de la bonne manière à une situation critique (l'entrée dans le nuage) en adoptant tout de suite les bons réflexes acquis lors de ma formation. J'ai d'ailleurs à ce sujet une grosse pensée pour mon instructeur de l'époque, Mr Roger Auberger...

Le bilan global que je tire de ces évènements est néanmoins extrêmement positif car cela va me permettre d'avoir une base de référence pour les prises de décisions à venir et donc de mieux interpréter certains signes, c'est ce que l'on appelle l'EXPERIENCE.
Cela m'a permis également de prendre réellement conscience que la partie "facteurs humain" dans le pilotage est quelque chose de décisif et que, contrairement à ce dont je m'étais persuadé, certaines décisions étaient  extrêmement difficiles à prendre dès lors que d'autres facteurs que le vol à proprement parler entrent en jeu.


A ce propos, je vous recommande (pour les anglophones) de regarder cette formation donnée par l'AOPA US qui traite du sujet évoqué dans ce post : 
Il vous faudra créer un compte (gratuitement) qui vous donnera accès à de multiples ressources extrêmement intéressantes quant à la sécurité des vols.

Fly safe...



 



 







dimanche 27 mai 2012

Une journée à Alderney

Étant un lecteur assidu du blog de Vincent B. dont je vous recommande la lecture : Du virtuel au réel, je me suis lancé comme objectif de prochainement (en 2013 vraisemblablement) aller faire un petit séjour chez nos cousins américains afin de gouter aux joies de l'aéronautique "made in US".

Avant tout cela, deux étapes étaient selon moi incontournables :

1- Les DR400 étant une denrée excessivement rare outre-atlantique, il me fallait expérimenter ce qui se fait de plus commun là-bas, à savoir le pilotage d'un Cessna...
Ça tombe bien, mon club dispose d'un Cessna 172S plutôt bien équipé (2 Radio, 2 RadioNav, 1 PA 2 axes, 1 GPS), le vénérable F-HAAM.

Les derniers moments aéronautiques depuis la fin de l'année passée auront donc été passés à me faire lâcher sur cette machine puis à l'apprivoiser sur de petites nav qui ne présentaient pas un intérêt majeur pour ce blog...

2- Les contrôleurs et autres pilotes aux US n'ayant que de (très) vagues notions de phraséo française, il serait de bon ton de se frotter à un environnement de vol en anglais, et donc d’étrenner ma toute récente qualif FCL1.028.


Ces deux préalables étant posés, restait à trouver une destination intéressante tant sur le plan aéronautique que du point de vue touristique (eh oui, il faut bien que la famille y trouve son compte aussi...).
Ce sera donc Alderney, la plus petite des Iles Anglo-Normande, qui offre l'avantage non négligeable de pouvoir se visiter à pied ou en vélo contrairement à Jersey et Guernsey qui nécessitent une voiture.

Avant de partir, un minimum de préparation s'impose pour ce voyage :

- PPR de 48h pour les douanes d'Angers
- Remplissage et envoi d'un GAR (General Aviation Report) avec un préavis de 12h. C'est une sorte de préavis de vol destiné aux douanes mais également aux services d'immigration et de lutte anti-terroriste britanniques.
Le document est téléchargeable ici et les instructions pour le remplir sont téléchargeables ici
- Dépôt d'un plan de vol
Pour cela, j'ai utilisé l'excellent site www.rocketroute.com qui offre une période d'essai de 14 jours pendant laquelle il est possible de bénéficier gratuitement de toutes les fonctionnalités du site parmi lesquelles donc le dépôt de plan de vol VFR.
 La route choisie nous fera passer par Laval, Fougères, le Mont St Michel, longer la côte ouest du Cotentin jusqu'à Heauville et enfin entamer la traversée vers Alderney pour une durée de vol estimée à 1:25.

Le vol se passera sans problème et nous permettra de profiter de paysages exceptionnels tels que ceux-ci :

Mt St Michel

Granville
Carteret
 
Bout de la presqu'ile du Cotentin

Et après 1h25 de vol et une clairance Special VFR pour pénétrer dans la classe A de Jersey  Zone, la récompense... Voici donc l'atterrissage à Alderney en 08 comme si vous y étiez ponctué d'un beau sourire :




Atterrissage (avec 20kt de vent de face) à rebond comme vous avez pu le constater mais, dans mon désespoir, j'ai eu de la chance, le préposé ne m'a compté qu'une seule taxe d'atterrissage (chère d'ailleurs : 23 Livres réduite si on prend du carburant)!!!!
Et il a même fallu remplir un autre GAR, cette fois-ci établi pour le Gouvernement de Guernsey...


Après ces formalités et un petit quart d'heure de marche, nous arrivons à St Anne, charmante petite bourgade où l'on peut trouver quelques pubs et autres boutique (le tout concentré autour de Victoria street)



Nous continuons notre chemin et arrivons sur la plage de la Braye où nous nous arrêtons manger (au Divers Inn) un Cheeseburger maison qui me laisse encore un excellent souvenir et boire un vrai demi de bière (vrai parce que le demi fait vraiment un demi-litre)...

Puis c'est l'heure pour les enfants de se faire plaisir et donc d'aller à la plage.




Mais comme les bonnes choses ont une fin, il est temps de reprendre la route du terrain car les prévisions météo sur Angers n'augurent rien de bon (pluie, éclairs, etc...)
Décision est prise de partir quand même et de dérouter sur Le Mans au cas où Angers serait vraiment bouché, et tant pis pour les douaniers...

Le vol retour se passera somme toute assez bien, et nous seront même autorisés à monter à 4000 ft dans la classe A, ce qui m'arrangeait mieux que les "not above 1000 ft" de la clairance initiale compte tenu du transit maritime et qui me permettait de passer vertical de la centrale de Flamanville toujours en construction

EPR de Flamanville

Le reste du vol s'est passé sans problème notable malgré quelques turbulences passé le trait de côte après le Mont St Michel, un plafond s'amenuisant au fur et à mesure (mais restant dans des limites tout à fait acceptables) et une certaine incertitude concernant les conditions sur l'aéroport d'Angers dans la mesure où les contrôleurs de Rennes Info me passaient des visibilités de 10kms mais des éclairs et des CB, puis plus de CB... De quoi garder en permanence en tête l'idée d'un possible déroutement sur Le Mans, déroutement qui était très loin d'être la préoccupation majeure de mon copilote :

Le repos du guerrier

 

Bref, le bilan de cette journée est pour moi ultra positif puisqu'une nouvelle fois, ce fut un condensé de 1ères fois aéros pour le pilotaillon du dimanche que je suis :
- 1er dépot de plan de vol et gestion de celui-ci
- 1ers échanges radio en anglais et la satisfaction de voir que j'ai tout compris sans trop de difficulté (à un ou deux "say again" près)
- 1er risque avéré de déroutement météo au retour
Et surtout, et c'est finalement le plus important, la joie pour moi d'emmener toute ma petite famille partager ces aventures...